Je reprends et traduis l'excellente définition de wikipédia, mais bon dedans c'est bourré de mots un peu durs à piger...

Les rééducateurs de l'Education nationale sont formés dans des instituts universitaires de formation des maîtres. La formation, sanctionnée par un examen, dure un an ; elle est entrecoupée de périodes d'exercice de la fonction au sein d'un RASED. Ouais !!! on a droit a un an de vacances ! passque la déontologie nous interdit de prendre des gamins avant janvier... et pis qu'aprés comme on les voit qu'une fois par mois on n'est pas prêt de les traumatiser...

Si, pour des raisons en partie explicables par l'histoire de la psychologie clinique en France, les thèses freudiennes tiennent une place significative dans les contenus de la formation, cette référence ne transparaît guère, de fait, dans une pratique étayée pour une bonne part sur une praxéologie propre à la profession. Il est de bon ton en formation de se la jouer mon oedipe me gratouille et problématique de séparation, c'est vrai quoi faut bien vendre son mémoire ?, pour de vrai, sur le terrain, on tatonne avec toujours les mêmes : du Kévin à Precilia en passant par Bryan et Steven, zavez remarqué la justesse politiquement correcte des prénoms à la con ? j'ai pas dit Mohamed et Brahim.

Bien que la rééducation influe sur les conditions premières de la réussite des élèves, à savoir l'adaptation à l'école et le désir d'apprendre, et tienne par conséquent une place particulièrement importante dans le système scolaire, l'identité professionnelle des maîtres G ne semble pas toujours évidente aux yeux du public, voire des personnels de l'Education nationale.  On continue à nous prendre pour des sacrés branleurs...

Cet état de fait n'est pas sans lien avec le statut du maître G et la manière dont la fonction a été définie par l'institution. Ainsi, le rééducateur de l'Education nationale appartient à un corps enseignant (celui des professeurs des écoles), il est appelé dans les textes réglementaires "enseignant chargé d'aides spécialisées à dominante rééducative" alors qu'en réalité il n'enseigne pas. Il pense fort

Il n'est pas recruté avec un diplôme universitaire de psychologie bien qu'un nombre significatif d'enseignants du premier degré non-spécialisés en dispose et que les fondements théoriques de son métier se situent nettement dans ce champ disciplinaire. Sa formation initiale telle qu'elle est définie par les textes réglementaires n'inclut par exemple que des "éléments essentiels de psychopathologie" et ne se différencie pas sur ce point (du moins dans la réglementation) de celle prévue pour d'autres catégories de personnels spécialisés assurant eux clairement des fonctions d'enseignement ; s'il l'estime utile, le rééducateur doit souvent acquérir ces connaissances complémentaires par la voie de l'autodidaxie. ça veut dire que soit il apprends dans les pages spycho de "Biba" ou "Femme actuelle", soit il se contente de la formation d'IUFM, ah non, ça je viens de le dire... soit il se cogne une vrai formation de psy cognitive et développement etc et là il déprime un peu le gars, passque c'est quand même moins évident que les aventures zizi panpan de not'bon docteur Freud...

L'institution affiche donc une distanciation relative de la rééducation par rapport à la psychologie clinique (et aux diverses thérapies qui lui sont liées), bien que l'objet du travail du maître G se situe dans les domaines de l'affect et du comportement ; la non-qualification en France de la rééducation comme "thérapie", contrairement à l'usage dans les pays anglo-saxons où l'on n'hésite pas à utiliser le terme "play therapy" pour une pratique similaire, est l'un des révélateurs de ce positionnement (il convient de noter que, bien souvent, dans les milieux éducatifs français, le terme "psychothérapie" - et même "thérapie", lorsqu'il s'agit du domaine affectif et comportemental - renvoie exclusivement à la pratique psychanalytique freudienne).Oulala caca pas beau thérapie, ça voudrait dire que les gamins y sont quand même un peu nazes et qu'on va les soigner !

Ainsi, l'identité professionnelle du maître G a plus été modelée par l'histoire de l'institution et, hypothèse plausible, par son souci d'éviter des rivalités corporatives (avec les psychologues, les psychothérapeutes, les psychanalystes) que par la nature même de la fonction. Ben dis, y en a d'autres qui voudraient bien la part de brioche, vu qu'on s'américanise de plus en plus y a des chances qu'on ait de plus en plus d'enfants rois, de mini tyrans, de phobiques de l'école (ben quoi j'ai le droit de penser un peu à moi non?) et vu qu'on n'est pas encore trop prêts à les soigner à la ritaline, y vont s'en donner à coeur joie les psychothéramachins...

La prévalence probable, dans ce domaine, des contraintes procédant de la nécessité d'un fonctionnement non-conflictuel de l'institution (choix compréhensible compte tenu du contexte) sur l'utilité fonctionnelle constitue une spécificité française. alors là même pas je la comprends la phrase, mais bon ça a l'air de dire qu'on est un peu des branleurs à l'éducation nationale...

Bon, j'vous y met quand même le lien vers l'article entier de madame Wiki, passqu'y faut bien rendre à César ce qui est à l'empereur...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Aides_sp%C3%A9cialis%C3%A9es_%C3%A0_dominante_r%C3%A9%C3%A9ducative_au_sein_de_l%27%C3%89ducation_nationale_en_France