Allélouia, joie bonheur allégresse !
Il est là le socle commun de moultes vocations enseignantes. Ce moment béni qui n'occupe malheureusement que  25 à 30% de mon temps...

Quand le prof de math à barbichette se précipite sur son camping-car à crédit pour se rendre à la manif anti ogm la plus proche d'un lieu fort chargé en histoire et en culture, avec toilettes et eau pour une somme modique. Après qu'il aura fait le plein de gasoil, c'est que ça consomme ces bestiaux, il mangera des carottes bio et se roulera un p'tit clop au roquefort en hommage à José Bové. Alors, il se tournera vers le pont du Gard et ses siècles qui le contemplent, exhalera doucement et se demandera ou va le monde et s'il a bien fait de voter Bayrou en cachette de ses collègues.

Le propre de l'homme est de s'interroger sur les actes fondamentaux qui l'ont fait tel qu'il est. Ici et maintenant : un enseignant solitaire, le regard un peu plissé tourné vers respectivement, le soleil couchant et d'autres aventures.
Pourquoi, pourquoi, POURQUOI ? Why, porque, warum ? polygloterais-je volontier, taquin que je suis, qui aime à me surprendre en me parlant une langue étrangère que je ne maitrise pas toujours.

Pourquoi des vacances de pâques si tard après pâques, ou alors en bon laïque, pardon mon dieu, des vacances de printemps... si tard après le printemps, qui coïncide d'ailleurs assez bien avec Pâques, encore un coup du lobby judéo-chrétien ?

Pourquoi le mot abréviation est-il si long ?

Pourquoi un camping-car, pourquoi pas une tente décathlon comme celles qui fleurissent sur le canal Saint-Martin dès qu'Amélie Poulain, cette molasse, tourne le dos ?

Mais que peut bien faire un superrééducateur en vacances, à part alimenter un blog lu attentivement par sa mère et son épouse qui le visitent plusieurs fois par jour en changeant d'adresse IP afin de lui faire croire à ce niais, qu'il atteint un nombre de visiteur à faire palir Julien Courbet, lui qui, désespérément, ne recherche que puissance et gloire. (et c'est pour ça qu'il glisse des noms de célébrités deci delà dans ses textes, afin que les moteurs de recherche le recensent, ainsi de pâles adolescentes gothiques se retrouvent à lire ces lignes rien que parce que j'ai écrit Tokio hôtel, ça déchire grave... fou, non ?)

Ainsi donc, tandis que Kévin astique avec ferveur la 205 tunée de son troisième beau-père, que Précilla  recompte avec amour les pollypockets qu'elle a soigneusement décapités, je ne profite pas du soleil, au grand dam de mon entourage qui aimerait bien m'entrainer dehors parmis les miasmes de mes contemporains, non, je vaque à ce blog, allitérant comme un malade car j'ai le plaisir du travail bien fait moi madame.