Une peignée,
Une raclée, une muflée,
Une baffe, une calotte, une torgnole, une gifle, une tarte, une claque,
Une correction, une volée, une frottée, une déculottée, une avoine,
Une dérouillée, une pile,
Une beigne, une mandale, une tarte dans la gueule, une mornifle.
Une "une" (comme dans, Viens là, que j'ten colle une")
Une rouste,
Un soufflet
Un pain.

Non mais, qui a dit qu'il fallait pas toucher les cheveux d'un gosse sous peine de traumatisme ? Surement un coiffeur jaloux...

Et la bonne beigne du matin, celle du réveil qui vient tirer du sommeil l'enfant aux yeux bouffis, passqu'y faut bien ouvrir la porte du placard pour vider le seau hygiénique, ben oui, on est pas des chiens ! Et on est assez vite incommodés par les odeurs fortes qui s'imprègnent sur les vêtements

Et la p'tite bouffe en passant quand il fait pas le p'tit déj assez vite, ou qu'il a oublié la gnôle dans le café.

Et la trempe amicale, du retour de l'école, passque l'ménage est pas fait.

Et l'avoine d'après le premier apéro.

La raclée d'après le deuxième.

La mornifle des deux grammes cinq.

Et la p'tite dernière, la simple baffe d'avant coma éthylique, la meilleure de la journée, avant que maman mette un peu d'arnica en chialant surement passque la télé est en panne...

Alors, Bryan retourne dormir dans le petit nid douillet qu'il s'est installé entre les groles de chantier de quand son père était pas au chômage et les talons aiguilles de maman qu'elle garde précieusement et n'a jamais remis depuis la cérémonie où elle s'est promise pour le meilleur et pour Thierry : il était beau, jeune et pompier volontaire, il se voyait déjà contremaître...

Ce matin, on a joué au mikado avec Bryan, j'y aurai bien foutu une branlée, j'suis super fort au mikado, et en plus dès que je le r'garde il tremble ce nul...

...mais là j'ai pas pu.

 

Dès que l’enfant parait, j’ me casse
J’ peux pas sentir les pue la pisse

J’ leur mords les joues quand j’ les embrasse

Et quand ils pleurent j’ leur pince les cuisses

C’est mon truc, c’est mon sacerdoce 

Je hais les gosses

Allain Leprest
...qui doit au moins les détester autant que moi... même que quand on était jeune sous François Ier lui et moi, on était potes et même qu'on s'est plus vu depuis... oh putain déjà ? alors bon, c'est comme ça, c'est la vie, et on se dit qu'on s'est oublié, que c'est trop tard, lui il écrit ses poèmes et ses chansons à la con en sirotant son rouge qui tache, la clope vissé au coin des lèvres.
Trouvant ses vers au fond des tord-boyaux qu'il déguste en compagnie d'improbables poch'trons...

Correction depuis ce billet mon cher Allain s'est foutu en l'air, embêté qu'il était par un cancer un peu sans-gêne... Triste je suis...

Tandis que mes mots à moi s'envolent au gré des bits (oh, je vous en prie...) vers de non moins improbables internautes.

Recevez, chères lectrices, l'expression amusée du guignol.