31 mars 2009
Mais qui est vraiment Superrééducateur 3- Le Lévitique
"Au royaume des aveugles les borgnes sont rois" : élevé dans le respect du pape et de notre sainte mère l'église, je fus nourri aux citations bibliques aux messages subtils et encourageants...
"Au royaume des aveugles les borgnes sont rois"... celle là me fut servie et resservie régulièrement quand on pensait que ma tête menaçait d'imploser...
"Au royaume des aveugles les borgnes sont rois"... j'avais appris à lire trop tôt, sans que Mère y fut pour grand chose, énorme avantage des cours multiples j'écoutais les leçons de "grands" et comme ils étaient "aveugles" les leçons étaient sans cesse répétées lentement et en articulant bien... Je pris donc l'habitude de répondre à leur place et fut vite convaincu de précocité, en bon "borgne", on me fit "sauter" quelques classes.
A l'époque où les surdoués n'étaient pas encore des enfants "différents avec des problématiques pouvant entraîner un échec scolaire", mais juste des bons élèves qui faisaient chier le monde parce qu'eux-mêmes s'emmerdaient royalement, je me retrouvais immature au possible et haut comme un prépuce devant le portail vert vomi du collège.
J'étais petit, vêtu exclusivement de bleu marine en l'honneur de la vierge Marie et du souvenir maternel et ému des fiers militaires aux pompons rouges..., pas fâché de découvrir le monde moi qui n'avais connu que le giron familial, l'école se trouvant dans la cour de notre maison ou la maison dans la cour de notre école.
Les autres élèves m'appelaient "Racho", et même si j'en craignais certains, j'arrivais vite à monnayer une virile protection contre des services rendus en maths et français... Ma lâcheté s'accommodant fort bien de la présence rassurante de brutes épaisses et faciles à soudoyer.
Très vite, je pris conscience de la différence entre le collège et ma précédente situation : alors que mes parents entretenaient un semblant de protocole en demandant que je les vouvoie, je savais bien qui ils étaient et les respectaient comme monsieur curé me l'avait appris afin de ne pas faire pleurer le petit Jésus dans sa crèche.
Les profs par contre n'avaient pas cette aura imposée par l'usage et les bonnes manières, et tout de suite je les détestais.
Tous.
Même le prof d'art plastique, même la gentille et fofole prof de français, même le sévère prof d'histoire...
Je compris alors qu'il y avait deux clans : les grands cons qui savaient, et les petits cons qui ne savaient pas encore.
Je me trompais : certains grands cons ne savaient pas grand chose, certains petits cons ne sauraient jamais rien.
Je pensais le jour de la rentrée de sixième pénétrer un temple du savoir et de la connaissance, j'aurais été l'élève rêvé des cours de pédagogie : celui qui se pose des questions et recherche la transmission, qui demande à ce qu'on le nourrisse aux mamelles des sciences et de la littérature réunie.
Je découvris très vite que la bibliothèque du collège était aussi peu fournie que le bibliobus qui sillonnait la campagne et surtout qu'apprendre et réfléchir était rarement compatible avec scolarité au sein de la grande famille de l'éducation nationale.
Je m'aperçus également que certains profs ne m'aimaient pas, j'étais petit, aimable, le premier à lever le doigt, je n'avais que des bonnes notes et pourtant ils ne m'aimaient pas.
Les cuistres.
Une telle inconséquence était, vous en conviendrez, une terrible faute de goût.
Non qu'à l'époque je demandasse qu'on me bâtit une basilique, mais j'eusse aimé un tant soi plus de considération, ou à la rigueur une chapelle et encore, même pas Sixtine.
Mais non, ces rustres préféraient les enfants moyens, ceux qui profitaient bien gentiment de la pédagogie de haute volée, la mécanique de précision : celle qui ajuste le neurone au profil rêvé du pédaguigui pédagogo, ceux qui comprenaient doucement.
Je m'emmerdais...
Un an.
Poliment.
Puis je testais l'insolence et cessais définitivement :
de m'ennuyer...
d'aimer mon prochain comme moi même, je me mis à me préférer...
La misanthropie me tandis ses bras doux et lisses comme le crane du cancéreux après sa chimio, je m'éloignais du monde et me mis à léviter.
C'était décidé, je serais moine tibétain où rien.
OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOhmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmm.
30 mars 2009
Je couperai tout ce qui dépasse !
Aujourd'hui, Jean-Paul Laligant, un instit de Liernais (ne me demandez pas où c'est... quelque part en cambrousse au nord de la Loire) passe au tribunal pour avoir menacé un Kévin de CM1 qui exhibait fièrement son zizi en lui montrant un cutter suivi de "Je couperai tout ce qui dépasse..."
Après des années de "Je vais te tailler les oreilles en pointes" on comprend le traumatisme du jeune Kévin !
Comment ? Risquer l'émasculation pour une quéquette fraichement lavée dont il était fier de faire tâter la consistance à ses petits camarades !
Pauv'chéri !
Heureusement dame Education Nationale a immédiatement suspendu l'immonde pédagogue (dont soit dit en passant il est nécessaire de bien orthographier le titre vu que "pède à gogues", c'est tout de suite plus suspect... et encore "suce pet", je pèse mes mots...) pour quatre mois et maintenant c'est la Justice qui risque de lui faire payer cet affront contre tous les montreurs de bite du système scolaire.
Rendons donc grâce au vaillant Inspecteur d'Académie qui n'hésite pas à défendre ses personnels en leur évitant de fréquenter ce tortionnaire, ce Polpot des cours de récrés, n'ayons pas peur des mots ce vilain Monsieur !
Saluons le Juge qui va pouvoir le condamner pour "violence ou voies de faits sans itt" (oui, passqu'en vrai, il lui a pas coupé le moindre morceau, même pas une petite circoncision vite fait...)
Bon, y a bien une pétition de soutien mais je sais pas où, en tout cas pas sur le net, apparemment à Liernais y zont encore un seul minitel installé chez le secrétaire de mairie...
Alors tant pis, on pourra rien signer mais sachez cher collègue, qu'au nom de tous les P.I.M (Petits Instits de Merde) qui ont un jour menacé leurs monstres de : placard, taillage d'oreille, "j'va l'dire à ta mère", "si tu continues je l'dis au curé", "le premier qui bouge, je le balance par la fenêtre" et autres billevesées, vous avez le soutien, bien futile de ce blog.
PS : Si vous finissez par vraiment découper l'organe prépubère du jeune Kévin, je ne saurais trop vous conseiller de bien désinfecter le cutter, une infection est vite arrivée et c'est un coup à avoir des ennuis.
25 mars 2009
Mais qui est vraiment Superrééducateur 2- L'Exode
Du brouillard de ma mémoire précocement agacé par un alzheimer précoce puisqu'il commença dès mes 20 ans, me reviennent quelques prénoms d'anciens élèves de l'école primaire où officiaient mes parents.
Ces élèves étaient en quelque sorte des fils rouges de la communale puisqu'ils y passèrent les seize premières année d'une vie autrement remplie de vins et spiritueux divers.
A cette époque l'éducation spécialisée en était à ses balbutiements et les parents honteux cachaient leurs tarés en ville tandis qu'à la campagne où nous vivions, le légume était accueilli à l'école à l'instar de toutes les autres victimes du syndrome d'alcoolisation foetale qui formaient alors le gros du troupeau du village de ... que je ne citerai pas pour que persiste un doute sur mon identité véritable et m'éviter ainsi les regards torves et méprisants des habitants de ...
Or donc, il arriva à Mère de garder une de ces cucurbitacées répondant si on parlait fort et lentement au nom de Yvon dans sa classe de GS-CP-CE1 jusqu'à l'âge de 12 ans, où il passa brillamment chez Père qui encadrait les CE2-CM1-CM2, là, il y resta jusqu'à ses seize ans où il rejoint la coopérative sucrière en tant que testeur de fermentation.
Yvon grandissait lentement, mais tout de même il nous dépassait tous d'au moins deux de ses têtes d'hydrocéphale. Il maîtrisait relativement bien le langage pour peu qu'il fut exclusivement composé de voyelles, mais ne semblait pas se décider à apprendre à lire et à compter au delà de un.
Son père était voleur de métier et de vocation, il circulait la nuit en mobylette avec une petite cariole et allait piller les résidences secondaires de parisiens nantis qui venaient ici respirer le bon air et la bouse en fin de semaine. Souvent, il n'allait pas plus loin que la cave et le cambriolage s'éternisant, finissait par se faire attraper par une maréchaussée finalement bienveillante qui le mettait à décuver quelques jours en taule.
Notre Yvon en profitait alors pour vivre quelques jours d'école buissonnière en attendant que Père vint le chercher par la peau du cul au taudis familial afin de le ramener sous les bons hospices de Jules Ferry convaincu de la haute et bienveillante responsabilité de l'école laïque, républicaine gratuite et tout et tout dans l'avenir radieux de ce futur énarque, tandis que Mère priait pour le salut de son âme et essayait de le pistonner auprès du curé afin qu'il devint enfant de choeur et soit ainsi plus prés du bon dieu qui pourrait montrer un peu plus de considération envers ses ouailles surtout les simples d'esprit comme on dit dans les zécritures..
Quand son abruti de père sortait de taule, il s'empressait d'engrosser son épouse et de foutre une rouste à son rejeton pour lui apprendre le respect de l'école que lui il aurait pu avoir le certificat si on lui avait donné sa chance, mais personne avait voulu, Yvon acceptait bien volontiers les remontrances outrées du caramboleur en articulant des "hanhans" du mieux qu'il pouvait.
A l'automne, Père nous amenait aux champignons en sortie pédagogique, les élèves par groupe de quatre, la consigne simple de ne ramasser que les gros trucs avec de la mousse et pas des lamelles et interdit de faire risette aux sangliers et aux pédophiles (qui n'étaient pas à la mode alors)
Il s'installait alors les pieds dans l'eau et surveillait du coin de l'oeil son petit monde et surtout les truites qui frayaient dans le ruisseau, quand je vous dit qu'instit chez les ploucs c'était pas une sinécure...
J'étais souvent dans le groupe de Yvon, il grimpait aux arbres comme un singe et bouffait des glands pour nous faire marrer, nous, en sympathiques garçons campagnards quelque peu bourrus, on profitait d'une de ses escapades aériennes pour se barrer et se planquer, on l'observait alors qui gémissait nos prénoms désemparé qu'il était et persuadé surtout qu'il allait s'en prendre une de nous avoir perdu. Parfois on lui jetait des bâtons et des petites pierres, pas tant pour lui faire mal que pour le terrifier, il poussait alors des hurlements enchanteurs.
Pour le coup, c'est nous qui prenions une volée. Le courroux de Père se nimbait d'une juste colère : "Vous allez arrêter de l'faire chier ! Vous voyez bien qu'il est naze ! Et toi Yvon, ta gueule ! Tu fais fuir les truites !"
Ainsi au fil du courant filaient les reflets argentés que nous ne mangerions pas ce soir, Yvon et peut être nous aussi nous sentions un peu responsable de l'exode des poissons vers ce que nous pensions être la mer des sargasses à l'époque où la biologie et nous ça faisait huit...
Père levait alors son bâton, fendait la rivière séparant les eaux et nous re-traversions le Jourdain afin de retourner à l'école par les champs, en groupe de 4 solidarisés par les coups de pieds au cul salvateurs de la justice divine.
Nous rentrions en classe.
20 mars 2009
Mais qui est vraiment Superrééducateur 1- La genèse
Je vins au monde un jeudi, unique fruit d'une institutrice consciencieuse qui ne se serait sûrement pas permise d'accoucher un autre jour. (cher Kévin apprends donc qu'en cette époque bénie et lointaine, le congé hebdomadaire était le jeudi, jour du manège enchanté)
J'aimerais dire que j'eus une enfance malheureuse et que je n'en sortis que grâce à la force de mon caractère et à un cirque itinérant qui passait par là et m'entraîna dans de folles aventures, m'obligeant à voler pour eux jusqu'à ce que je m'enfuisse et les dénonce à la maréchaussée (les gens du voyages étant tous des voleurs et des brigands avec leurs guitares, leurs bandanas et leurs clichés...).
Las, mon enfance fut rien moins que banale à tendance chiante, parsemée ça et là de quelques moments festifs où je dépiautais des fourmis après les avoir brûlées à la loupe comme me l'avait appris mon papa.
Point besoin d'un autre essai après m'avoir eu, me fut donc épargnée la honte d'avoir un frère où une soeur : sages qu'ils étaient mes parents surent se contenter de m'offrir un chien, de race bien entendu, c'était un noble setter irlandais qui répondait (parfois) au nom d'Ulysse, n'acceptait d'ordre qu'en gaéllique et bavait copieusement sur mes cheveux bouclés pendant les longs voyages nous menant sur les lieux de nos villégiatures estivales.
Mes parents officiaient dans une école publique, où mère faisait en cachette brûler des cierges en demandant au Seigneur de lui pardonner d'avoir épousé un rustre ça se trouve franc maçon qui dissimulait sous un physique agréable les cornes d'un suppôt de Satan anticlérical qui allait sans doute lui faire regretter de n'être pas rentrée dans les ordres comme son statut de cadette l'aurait voulu. Hélas, le regard tombant d'épagneul breton (dont j'ai hérité du coté droit celà dit, merci papa) lui avait fait perdre la tête et boum, la voilà loin du manoir familial durement gagné pendant l'occupation... à enseigner les taches ménagères à une classe de 49 élèves au QI cumulé de 112 car à l'époque les crétinettes campagnardes avaient droit (et devoir) à l'école ménagère jusqu'à ce qu'elles trouvent un mari ou un curé dont elles seraient la bonne pour les plus moches d'entre elles.
Mon père s'était retrouvé là après ses "colonies" : deux ans passés au soleil de Dakkar à attendre qu'on oublie de lui rappeler la guerre d'algérie où il n'avait pas, mais alors pas du tout l'intention de donner son corps ni son cul.
Habitué qu'il était à alphabétiser le tirailleur, il s'était retrouvé en Normandie à prêcher la bonne parole laïque à des culs terreux tentant pour la cinquième fois le certificat d'étude qu'on arbore fièrement de nos jours pour montrer à ces p'tits jeunes qu'à l'époque c'était quec'chose le respect de l'école.
Ils s'était donc rencontrés à une conférence pédagogique où comme maintenant on s'emmerdait, en bon fils je n'ose imaginer ce qu'ils se dirent et firent, toujours est-il que me voilà.
Je fus des lors élevé dans le respect de la religion, de l'état et de l'autorité bienveillant et conjointe du pape et du parti socialiste, j'appris à lire les saintes écritures et hara kiri.
Mère m'enseigna la lecture, Père les conneries autour, de cette époque je n'ai grand souvenir, à leur grand dam l'école primaire me glissa dessus comme un pet sur de la toile cirée, mon respect profond pour mes vieux chers parents me laissant penser que j'y pris quelque plaisir, bien que confusément il me semble tout de même me rappeler m'y être bien fait chier...
15 mars 2009
A quel âge on devient con ?
Lorsque l'enfant parait le cercle de famille fait péter une roteuse, le père de Kévin écrase une larme de joie et vomit sur la toile cirée de la cantine, et tandis que Sabrina se remet doucement des douleurs de l'enfantement en contemplant son œuvre, lui il va aux putes pour fêter l'événement.
Nous pouvons donc, sans désir aucun de heurter les chastes oreilles de nos lectrices fidèles, envisager l'hypothèse que le père de Kévin, que nous nommerons Bryan pour préserver son anonymat et le réalisme d'une situation purement virtuelle et théorique, est un con.
Si, c'est possible.
Il existe sur terre et parfois même proche de nous, un certain nombre de ces individus que nous pouvons sans hésiter classer dans la grande famille des cons.
Ainsi parlera-t-on des vieux cons quand on est jeune et des jeunes cons dès qu'on atteint la date limite de péremption au delà de laquelle mademoiselle Lulu de la rue des soupirs n'hésite pas à surfacturer la consommation.
Mais un jeune con, c'est allons, 13- 14 ans minimum, l'adolescence boutono-branleuse, où le lecteur MP3 greffé sur l'oreille Kévin se perce les furoncles pendant les cours de musique en reluquant lourdement la poitrine naissante de Sandy...
Alors je me pose la question, est-ce vraiment purement hormonal ? où y a-t-il quelques pré-requis, quelques discrets prémisses de connerie chez le jeune enfant de primaire, de maternelle voire de crèche ?
Y a-t-il des bébés cons ?
Il m'est arrivé, à mon corps défendant, de devoir recevoir une maman chargé de son vagissant fardeau, passque "vous comprenez, y a personne pour me le garder, à part qu'y aurait bien Yasmina la voisine, mais elle a déjà six enfants et puis, ces gens là, on sait pas trop comment il les élèvent et moi, j'ai pas envie que mon Steven ou mon Kévin y z aillent finir terroriste en Afghanistan... hein, vous comprenez ? (tu penses si je comprends, moi qui depuis trois mois essaie d'inculquer les rudiments de la latéralité au jeune Kévin (8 ans), je comprends que bouffer un couscous avec la main droite et se torcher le cul avec la gauche ça pourrait l'aider, mais ma bonté et ma pudeur naturelle m'interdisent de le souffler à Sabrina...(je me rends compte à la relecture, car oui, je me relis, que cette explication sommaire mais juste, du coté impur de la main gauche peut heurter nos amis de confession musulmano-hindoue, bref toutes les religions où le coté gauche est impur à cause qu'à force il sent quand même un peu la merde, et c'est pas du racisme mais du constat, j'ai pas attendu d'avoir un cancer pour me foutre des malades, je compte pas me convertir avant d'égratigner les musulmans))
De toute façon toute son attention est canalisée par l'odorant Steven qui a su très vite s'emparer d'un marqueur bleu et qui tente un tatouage du sein droit de sa mère en bavant copieusement sur son chemisier en soie sauvage de chez Lidl, tandis qu'elle pousse de petits gloussements aigus qui me semblent signifier, "excusez le, c'est tellement mignon à cet âge..."
Non.
C'est pas mignon du tout.
ça bave, ça pue, ça bouffe tout ce qui traine, c'est pas foutu d'apprécier Céline (pas Dion hein ? le vrai...), ça ne fait pas de sudoku et surtout ça grandit.
Les bébés sont des cons. Tous.
Sauf les miens qui étaient adorables et avaient la décence de nous laisser dormir, il faut dire qu'ils étaient bien élevés, eux, et que nous avions exceptionnellement autorisé la nounou ramené en fraude et à prix d'or d'Éthiopie à dormir dans leur chambre afin de lui éviter de parcourir dans le froid les interminables couloirs du manoir familial où nous avions tenu à faire grandir notre progéniture. (il fallait voir la reconnaissance sur le visage de cette jeune fille dont j'ai oublié le nom, l'émotion et la gratitude se lisait tant sur son petit visage, qu'un instant je me suis demandé si nous n'allions pas demander sa régularisation.)
12 mars 2009
Cérémonie des oscars
2008 un cancer
2009 mon poste ferme
j'attends 2010 avec une certaine impatience.
C'est si soudain, j'avais rien préparé...
Je tenais à remercier toute l'équipe, les techniciens des commissions paritaires, les collègues représentants syndicaux et surtout le tout petit bras droit de notre honorable inspecteur d'académie qui a décidé de me faire rentrer dans le rang passque j'ai été vilain et insolent avec son altesse. ça se trouve c'est un des lecteurs honteux de ce blog qui trouve que quand même j'en rajoute...
Quoi parano ?
Quoi persécuté ?
Mon poste est donc transformé en poste surnuméraire dans une écoliscule à trois classes plus un placard chauffé assez grand pour m'accueillir.
Mon rêve. L'aboutissement de toute une carrière à dire du mal de mon collègue et voisin, à mépriser enfants, parents et inspecteurs autres.
Un instant j'ai cru que c'était un de mes potes du réseau qui allait profiter de l'aubaine, mon coup de génie aura été de traiter le petit inspecteur tout nerveux de fainéant, c'est venu comme ça, naturellement, pas peu fier qu'il est le Superrééduc.
Bon, j'espère quand même que je vais l'avoir ce boulot de dans un an passque une planque pareille tu penses qu'elle va être demandée ! ça se trouve le petit inspecteur lui même va postuler...
Enfin, ça va me laisser du temps pour le blog et pour avancer dans l'écriture de mes mémoires qui n'ont rien à envier au défunt catalogue de la Camif tout en gardant la finesse des notices de montages de meubles suédois dont je ne citerai pas pour ne pas faire de pub éhontée à Ikéa...
J'apprends à l'instant que c'est confidentiel et secret, il faut surtout pas en parler, la commission officielle n'a pas eu lieu, oh ben zut alors, moi qui ai déjà cliqué sur publier...
Trop bète hein ?
10 mars 2009
Hadopi Blackout
Bon; j'vais quand même pas me mettre en noir pour dire que la nouvelle loi anti piratage c'est de la merde passque c'est vrai que Pascal Nègre il est pour et ce serait du racisme.
Si ?
Oui, mais bon...
Internet espace de liberté je m'en fous.
Pirater c'est caca.
Mais moins cher.
Bouh.
Et si t'es pas sage Kévin t'iras en prison.
Y a internet en prison ?
09 mars 2009
Je m'ennuie
P'tit passage à vide...
Reviendrai un d'ces jours, où alors sur un autre blog, pour soutenir les IUFM par exemple... non j'déconne, qu'elles crèvent.
Ce trimestre, le nombre de séparation augmente en flèche et les
traumatismes s'installent chez les petits zamours qui se mettent à
dessiner des bites en marge de leurs cahiers au lieu de silencieusement
reluquer les fissures au plafond. Alors tout de suite ça émeut les
maitresses, ça ravive leur attention, elles dont le couple bat devinez
quoi, de l'aile... et qui c'est-y qu'on appelle comme s'il avait que ça
à foutre : Superrééducateur !
Ouais, passque dans les livres, on dit
que c'est un boulot pour super psycho, mais dans les fait notre
pachyderme est peu apte à traiter ce genre de cas tandis que moi, vous
me connaissez... la délicatesse faite homme.
Alors j'aiguise mon
sens de l'écoute et m'en vais recueillir les potins tout frais du
landernau local. Pour le coup, c'est bien d'avoir une éthique en stock
passque j'vous jure que les gamins, c'est pire que des enregistreurs à
disque dur, ça retient tout et ça répète tout !
Ainsi, le "tonton"
de Kévin s'est fait casser la gueule par le copain de la maman du même
Kévin et maintenant il vient que quand le dit copain n'est pas là, même
que maman elle a dit qu'il fallait pas lui en parler c'était sur...
Bon alors évidemment, ya c'te p. de déontologie, mais quand le papa de Prescillia passe avec son oeil au beurre noir tout frais... je ne puis m'empêcher d'étouffer un rictus.
