04 avril 2009
Et ma vaseline ?
Voilà, la sentence est tombée, officielle et tout et tout, c'est toute une brochette de glandeurs de maîtres spécialisés du RASED qui disparaissent ou presque avec la bénédiction de nos chers syndicats (vous avez vu le prix d'une cotisation ? faut dire aussi que le mètre carré au Bd Saint Germain faut s'le payer)
Alors que j'vous narre ça en essayant de simplifier passque les entrailles du mammouth non content de sentir l'excrément de mammouth c'est aussi sacrément tordu...
Bon alors, Nous (je dis Nous passque on est une grande famille dont Darcos est le patriarche, savez ? celui qu'on espère qu'il va crever vite fait d'une petite maladie rigolote) on a des commissions qui décident les trucs vachement importants de la vie des sous-fifres enseignants, c'est passqu'on n'est pas capable de le faire seuls alors on a des grands qui s'en occupent.
Les commissions sont paritaires, ça veux dire qu'on "parie" sur l'avenir dézécoles et pis après, y a qu'à se "taire" et consultatives, ça c'est plus facile... "con" j'explique pas, et "sultative" ça vient de « sultan » et ça permettrait de savoir à qui il faut lécher l’orifice anal…
Les commissions ont donné naissance à tout plein de sigles qui donnent le frisson à ces dames de l'administration : CCPD, CCPN, CDEAFSUB...
Qui siège, ou plutôt qui trône à ces grosses commissions ?
L’Inspecteur d’Académie : bras armé de celui dont on ne pas prononcer le nom, on dit qu’une poignée de sa main douce et manucurée guérit le scrofuleux comme le souffreteux, mais on ne l’approche pas si facilement. Il a le regard doux et souriant de l’officier allemand qui reprend deux fois des saucisses pour finir sa choucroute. Il est dur mais juste, ce qui n’est en rien une contrepèterie malgré les apparences. Il bénéficie d’une réputation solide auprès de ses petits camarades du ministère. C’est peu de dire que nous le vénérons.
Les petits z-inspecteurs : ils voudraient bien être calife à la place du sultan mais n’en n’ont ni l’envergure, ni l’intelligence, ni le tonton recteur, alors ils bavent un peu devant le Grand Homme et digèrent en silence en reluquant les jambes de la secrétaire du Manitou, eux qui se cognent une instit de réforme en préretraite et en chignon pour encore de longues années… Vous avez remarqué que les secrétaires de l’inspection changent de nom au fil des ans mais pas de tenue ni d’aspect général. Comme si le « non, y a pas de remplaçant ! » était inscrit dans le code génétique des postulante et finissait par modifier leur physique au point d’en faire une armée de clones à bas filés et à lunettes en écaille ?
Les petits personnels que c’est eux qui font la loi en vrai à l’Inspection Académique sont là aussi, c’est le festin des hyènes il aurait plus manqué que ça qu’elles restent planquées dans leur bureau, c’est leur jour de gloire où elles vont brandir comme un étendard leur « ah, non, ça va pas être possible.. »
Les représentants syndicaux, depuis les années 90 ils ont perdu le bouc mais gardé l’odeur. Ils portent ostensiblement l’absence de cravate pour bien montrer comment qu’ils sont rebelles. Ils représentent différents syndicats qui se haïssent et se méprisent en ayant en commun pourtant de ne représenter qu’une petite partie des enseignants.
Chacun postule au titre envié Du SYNDICAT avec toutes les majuscules là où il faut et surtout le singulier qui va bien. Avez-vous remarqué chers collègues qui lisez ce blog comment on entend souvent « tu en as parlé au SSSSSSSyndicat ?», genre, si je le dis au singulier il va oublier qu’y en a plusieurs, et hop nous voila revenu au temps béni de l’union de la gauche et ce petit coté stalinien qui nous allait si bien au teint. Ahhhh nostalgie, à l’époque j’avais même été oberstrumfuhrer dans la délégation départementale… c’était l’bon temps.
N’hésitant pas devant une digression et n’écoutant que mon esprit aisément distrait laissez moi vous présenter les différents syndicats qui nous représentent (ben oui, même si vous ne votez pas du tout ils vous représentent, c’est ça la démocratie, bien fait pour vous, fallait naitre en Russie !)
Le SNUIPP (prononcer « snu-i-pépé ») : crypto-communiste honteux, a tendance à larguer Marie Georges Buffet pour tomber dans les bras du petit postier sympa à la gueule de hamster boulimique. Appelle régulièrement à la grève et n’hésite pas à quitter la table des négociations dès qu’on risque d’y évoquer un truc intéressant. N’hésite pas non plus quand il le faut à faire changer les règles du mouvement interdépartemental pour caser une copine méritante et plonger le reste des collègues dans une merde solidaire et après tout, la solidarité n’est elle pas au centre du mouvement syndical ?
Le SE-UNSA (prononcer le « esse-eu ») ancien Grand Chef et Syndicat Unique et Libre et Indépendant sous le nom de SNI (parlez en aux vieux, ils en auront encore la larme à l’œil, voire un début d’érection), socialiste tendance « Jospinjaidécidédemeretirerdelaviepolitique » il vit dans la nostalgie du bon vieux temps des vrais mouvements sociaux avec de vrais militants, avant le Grand Malheur : l’élection de Mitterrand… Il se dit modérateur et fin négociateur et n’hésite pas non plus quand il le faut à ne pas faire changer les règles du mouvement interdépartemental pour caser une copine méritante et laisser le reste des collègues dans une merde solidaire et après tout, la solidarité n’est elle pas au centre du mouvement syndical ? (c’est pas du copier coller, ya des mots qui changent, putain, j’me sens subtil aujourd’hui…)
FO : (prononcer « effo ») Force Ouvrière, mais y a pas d’ouvrier chez nous, à part Kévin peut être, elle (je sais pas pourquoi pour moi FO ça fait féminin) est bien gentille, elle ne crie pas trop fort et est prête à rejoindre ses petits camarades dans la rue, en vrai elle est amoureuse de Monsieur l’Inspecteur d’Académie, mais n’hésite pas quand il le faut à ne pas lire les règles du mouvement interdépartemental pour caser une copine méritante et abandonner le reste des collègues dans une merde solidaire et après tout, la solidarité n’est elle pas au centre du mouvement syndical ?
Voilà pour les présentations.
Quand il faut prendre une décision difficile comme pour la carte scolaire (l’as de pique sans doute) tout ce petit monde se dispute avec cependant un respect et une décence qui les-z-honore et puis les syndicats s’en vont en colère et vachement pas contents qu’ils sont. Et ils envoient un mail à lezécoles et toutele Petit Peuple il les trouve vachement couillus et hop une ch’tite grève pour féter ça.
Les syndicats y sont d’accord pour une fois, même qu’ils sont Solidaires Ensemble, putain ça en jette non ? Et pisque c’est comme ça la prochaine réunion de carte scolaire, ben y ziront pas, na ! et le Petit Peuple de s’incliner devant ces gavroches !
Alors la réunion se tient sans eux et Monsieur l’Inspecteur d’Académie il doit être super triste passqu’il ferme encore plein des postes du gentil RASED tellement il est malheureux et y a personne pour lui dire « ou la la mais c’est pas bien, faudrait essayer d’en sauver un ou deux ! » pisque les gentils syndiqués ils boudent. Et ils envoient un mail à lezécoles en disant qu’il est vilain le Monsieur Inspecteur et qu’il les a même pas écouté, et que vraiment oulala y sont sacrément déçus, oh ben ça oui…
Mais bon y sont quand même pas mécontents en leurs forzintérieurs que le Monsieur l’Inspecteur d’Académie il a pas hésité non plus quand il le faut à ne pas faire changer les règles du mouvement interdépartemental pour caser une copine méritante et laisser le reste des collègues dans une merde solidaire et après tout, la solidarité n’est elle pas au centre du mouvement syndical ?
Il leur a sauvé les postes des copains et des copines, c’est sa façon à lui bourrue et maladroite de leur dire je vous aime, revenez jouer.
Alors moi, je me demande si c’est vraiment à cause des hémorroïdes que j’ai un peu mal au cul là ?
07 octobre 2008
Groupons nous zé demaiiiin...
De quoi ???
Rien pendant un mois et deux textes aujourd'hui, et pis quoi encore, y s'fout de nous Super ?(oui, je me Majuscule avec complaisance...)
Alors d'abord, oui, un peu, vu que c'est mon blog à moi et que je ne suis pas payé pour étaler régulièrement mes états d'âme et mes tumeurs à la face du monde (et quand je dis le monde je tiens à saluer les trois japonais, six américains, et l'islandais qui viennent régulièrement sur ce site, ce qui montre qu'il n'y a pas qu'ici qu'on s'emmerde dans les écoles françaises) et même que ça se trouve, des chroniques d'avance j'en ai plein des déjà écrites, a p'us qu'à les publier, mais n'ai pas n'envie na!
C'est que l'heure est grave mes amis (enfin mes connaissances : j'ai finalement peu d'amis et comme je tiens à les garder je ne leur ai pas donné l'adresse de ce blog (enfin si, mais pas tous (du moins pas aux plus susceptibles...(ça c'est pour faire plaisir à mes amis susceptibles à qui j'ai quand même donné l'adresse de ce blog...(ben oui, comme ça ils penseront que je parle des autres et pas d'eux, ils sont susceptibles mais pas très malins))))), l'heure est grave reprends-je car après 5 parenthèses ça se fait : non content d'être bafoués et jetés aux orties par notre très bon et très Saint Ministère (qu'il soit moyennement récompensé par le sacrifice de 12 vierges), non content de voir la fortune patiemment accumulée par les miens durant l'occupation disparaitre inexorablement sous les coups de boutoirs des socialo-communistes de Wall-Street (car ne soyez pas dupes, ce sont bel et bien d'odieux alter machinistes qui nous y foutent en l'air Le Système), non content du réchauffement de la planète qui risque de décimer des populations entières de manchots Patagons parmi lesquels je compte un certain nombre de relations proches, voilà que Johnny Haliday annonce l'arrêt de sa carrière pour la fin de l'année !
Johnny, pour moi, c'est un peu comme si Kévin réussissait à lire autre chose que les grafittis dans les chiottes de la communale... C'est la réussite symbolique de tous les neuro-déficients, c'est la preuve, non de l'existence de Dieu, mais de son sens de l'humour.
J'ai fait étudier ses textes à mes SEGPA (ouais m'sieur l'inspecteur, j'ai eu des classes et pas des tartinées au nutella, alors les menaces à la con de prendre une classe, ça me fait riiiiiiiiire) (ou pas)
Precillia première du nom a découvert la vrai poésie grâce à Johnny, elle qui ne jurait que par Lorie, c'est décidé maintenant : quand elle sera grande, elle sera Cindy Sanders .
Alors excusez moi de ne pas voir en ce symbole qui nous abandonne la même année que Georges W. B. qui a souhaité garder l'anonymat autre chose que la triste fin des zaricots pour le con de base l'élève en difficulté : deux heures hebdomadaires risquent de réussir où nous avons échoué !
Le combat contre l'illettrisme serait donc gagné sans que nous y ayons pris garde. Ils vont être bien emmerdé à polytechnique devant l'afflux massif de nouveaux étudiants.
L'hyperactivité a sa ritaline.
La dyslexie a ses orthophonistes.
Le mutisme les bibliothèques publiques.
Mais la connerie n'a plus rien si Johnny s'en va..
