superrééduc

Rééducateur de l'éducation Nationale, vous savez pas ce que c'est... p'tet bien que moi non plus d'ailleurs... Un blog dédié à toutes les quiches et leurs parents.

15 juin 2008

Superréeduc a bobo

Superrééducateur a bobo 1, les prémisses

C'est drole, mais ça faisait un moment que me sentais t'humeur chagrigne...
On va faire simple, court et concis... comme disait Rabbi Schmol...
Mais ça risque de prendre un ou deux textes.
Promis après je reviens avec du rigolo, des jeux de mots tordus et des jeunes femmes à  forte poitrine.
Vendredi, petit bobo qui devient gros puis trés gros, Superrééduc n'en menant pas large demande l'aide de madame Super qui veut bien l'amener chez le toubib et qui promène son regard inquiet de biche effarouchée sur le grand corps tordu par la douleur de son misanthrope de mari. Car j'ai un grand et ample corps, confortable mais encombrant parfois.
Oulala fait le toubib, c'est pas terrible, vite fait une perf puis une échographie...
M'enfin, j'suis sur que j'suis pas enceinte...
Ben en fait si un peu, d'une excroissance que nous appellerons Jean-Christophe dans un premier temps passque les prénoms féminins ça fait catastrophe (voir le cyclone Katrina et la tempète Ségolène).
Bon, ça serait bien que tu fasses un scanner, qu'il dit... Pis un peu vite qu'il rajoute, le con... genre j'appelle et pis tu vas le faire dans la demi heure qui suit...
Ni une ni deux, je m'imagine suivant moi même mon cercueil en bon schizophrène hypochondriaque, je lui dit en rigolant mais pas lui, il a l'air tout sérieux... Bon j'ai du mal à  plaisanter vu que la douleur est revenue et que pour fêter ça il m'installe une autre perf et direction les urgences.
Ca tombe bien, il fait beau et dans l'ambulance qui m'emporte sans le moindre pimpon, déçu que je suis, j'ai le temps de regarder la route défiler à l'envers, bonjour le symbole, ça va pas m'arranger l'humeur que je commence sincèrement à  avoir chagrine.
Aux urgences, accueil sympa, pas de champagne ni de petits fours mais sympa tout de même, j'ai droit à  ma toute première morphine, ouah, trooop cool, si j'aurais su j'm'aurais drogué plus tôt.
Mon petit nuage et moi nous rendons au scanner où comme par miracle nous passons devant tout le monde, même qu'y a des vieilles qui tirent la tronche, tu m'étonnes, ça doit faire deux plombes qu'elles poirautent là  avec Bibiche à la maison, et le temps qui se met au chaud, Ca se trouve elle va être toute séche Bibiche quand elle vont la récupérer, ou alors elle aura bouffé la perruche... Bon comme j'ai plein de tuyaux partout, je fais sérieux mais tout de même, elles me pousseraient bien un p'tit coup du brancart histoire de gagner 15 minutes...
Mais, non, aujourd'hui c'est bibi le roi du scan, je suis réceptionné, accueilli prems et de suite allongé à l'intérieur d'un donuts géant par une jolie opératrice avec des piercinges de partout (ou alors c'est la morphine), elle me branche un tuyau de plus, m'avertit que je devrais retenir ma respiration et que ça va chauffer un peu.
Le truc se met à  faire un bruit, on sent que ça tourne super vite dedans, mieux qu'à  la fête à  neuneu, et le banc se met à  avancer, y a un smiley qui me parle en me disant tout qu'est ce que je dois faire et moi je le fais vu que je me retrouve de l'autre coté du miroir, pas envie de faire le couillon, j'commence à  flipper un peu.
Le temps de commencer à  rédiger mon testament en essayant de ne pas traumatiser les gosses mais en leur rappelant que papa était un rigolo, l'examen est fini : retour aux urgences avec la gentille 'firmière qui perçoit derrière mes sarcasmes un mal être sans doute assez profond (6 feet) et me remet une dose de morphine... C'et que je commence à  m'habituer moi, je ne sens plus ni mon ventre ni l'envie de préparer mes derniers mots pour la prospérité (youplaboum) ce qui en soit prouve la supériorité de la drogue sur l'esprit humain.
Maintenant je dois attendre le chir de garde, qui me dira que c'est rien, que je rentre chez moi, mais avant j'ai le temps de passer faire des courses...
Il est venu un peu plus tard.
 
C'est une tumeur.

Et maligne sans doute.
Moi qui bosse sans arrêt avec des QI d'huitres, c'était bien ma veine de tomber sur une tumeur maline... et pis d'abord, ça veut dire quoi maligne : qu'elle m'a choisi moi à  cause que j'suis pécialiste ? Et pis y'en a des cons des tumeurs ? J'aurais quand même pu en avoir une comme ça non ? Une tumeur à  la con, c'est comme un Kévin ou une Cindy ! Je sais faire...

Je me sens comme un Bernard l'hermite entre deux apparts.
Les urgences c'est justement entre le service et la morgue...
Pas le temps de choisir, c'est l'hopital qui choisit pour moi.

Je ne suis plus Superrééducateur, mais le monsieur de la 56...
 
 

Posté par superreeduc à 19:56 - Tumeurs, gros rhumes et petits bobos - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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