superrééduc

10 juillet 2016

Les primaires

En ce début d'été, et alors que nos amis socialistes ont décidé l'annulation de leur université d'été (le terme université associé à cette collection de QI d'asperges m'a toujours quelque peu ébahi cela dit entre nous)...

j'ai décidé de me présenter aux primaires.

Y a plus qu'à décider si ce seront les primaires de la gauche ou celles de la droite...

Alors que j'écoute Purcell et son King Arthur, non massacré par Klaus Nomi (et oui les vieux instits, Klaus Nomi a surtout massacré le classique...) je ne sais plus si je suis à gauche, au centre, à droite ou dans mon cul...

La fréquentation quotidienne du corps enseignant aurait tendance à me porter vers des politiques au minimum Mussoliniene si celui ci me promettait de débarasser l'humanité de ce corps caleux... Pour autant les quelques contacts sociaux que madame Super m'impose dans le milieu catho bobo de nos parents d'élèves impophobes de notre paradis fiscal me ramène illico vers un stalinisme cordial où le bourgeois serait pendu avec ses tripes et mes encouragements...

Marine Lepen, a l'instar de Donald Trump, Boris Johnson et les autres blondinets aux brushings improbables me font pouffer, Mélanchon et ses camarades de Podemos sentent par trop la frite et la janlain pour que je supporte l'idée même de me retrouver en leurs rangs.

Il ne reste plus que le présentateur des amis du paramoteur sur TF1... non je plaisante...

Non vraiment, je n'ai pas d'autre choix que me lancer dans la politique comme on lance un obus sur un réfugié syrien.

Bon, evidemment, le fait de tenir à mon intimité et de vouloir rester anonyme pourrait me compliquer les choses.

Et ne me parlez pas de meeting, de marché, de serrage de paluches malodorantes et de tatage de cul de ruminant, je compte bien rester dans le monde virtuel où les contacts ne sefont que par l'intermédiaire d'un clavier bien tempéré...

Voilà, c'était ma candidature.

Le programme vous sera révélé dans les semaines qui viennent, je ne vois pas pourquoi je serai le seul candidat à en proposer un, donc pour l'instant faites comme avec les autres, et piochez dans les promesses non tenues, les projets pharaoniques et enveloppez le tout dans du Christo et pi c'est tout.

 

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18 janvier 2015

Je suis...

Je n'ai pas défilé ni manifesté...

Pendant la minute de silence j'étais avec un élève mutique donc je sais pas si ça compte.

Je ne lisais plus Charlie Hebdo depuis longtemps, je les trouvais un peu mou du cul depuis le départ de Choron.

Et de toute façon, il est pas encore né celui qui me fera défiler, déjà je vais pas aux enterrements des gens que je connais.

Maintenant, tout le monde se réveille, tout ce beau et libre monde s'agite dans tous les sens et vas y que je te brandis la liberté guidant le peuple ! et vive la provocation ! et vive la caricature !

Particulièrement dans nos rangs d'enseignants, (surtout la génération qui s'est branlée sur les romans photos d'Hara Kiri.)

Vive l'insolence, vive l'indépendance !

Et si t'as du temps Superrééduc, tu viendras voir Kévin parce qu'il continue à dessiner la maîtresse à poil, faut vraiment faire quelque chose, ça peut pas continuer !

Non, parce que c'est vrai quand même, si les maîtres G avaient fait leur boulot, on aurait rééduqué les Cabu, Charb et Wolinski et plus vite que ça encore...

J'te raconte pas la fiche de signalement : refus de grandir, ne respecte pas ses pairs, dessine des bites...

L'esprit Charlie de la république française !

Ici,on a eu une élève de 8 ans qui selon les collègues a refusé de faire la minute de silence, une seule, je sais pas ce qu'elle a fait à la place, apparemment elle sanglotait (sans doute trop bruyamment) alors on a profité de l'occasion pour ne pas débattre, c'est la CPE du lycée qui s'est chargée de la gamine et la rumeur qui fera le reste.

Étonnamment, on n'a pour l'instant qu'un projet "la liberté d'expression pour les nuls" qui a jailli des esprits brillants et si originaux du secondaire... Un concours de dessin ! il me tarde de voir l’embarras du jury quand il va falloir censurer ! parce que c'est pas demain qu'on va accepter les dessins un peu trash dans notre école privée de tout sauf de moyens...

M'enfin, ça va pas arranger ma misanthropie tout ça...

D'ailleurs je milite pour le retour du préfixe "miso" (qui déteste) plutôt que le suffixe "phobie" (qui a peur), et pour le droit à détester qui je veux pour ses choix :

t'en vas pas : je m'essplique !

le roux, il a pas choisi d'être roux, bon, il pourrait se raser la tête s'il avait un poil de dignité mais, on sait ce que c'est les roux hein... bref, il y peut rien, il est né comme ça, dans une famille d'irlandais alcooliques ignorant la pilule : je ne moquerai pas de lui, et je vais pas le dessiner en train d'enculer un mouton. Parce que ça serait du racisme.

Le petit noir pareil.

Sa mère par contre, au petit noir,qui en a pondu 7 alors qu'elle est divorcée et touche le RSA, peut-être me permettrai-je de pouffer en estimant son QI aux environs de sa température anale.

Et là c'est pas du racisme, c'est du mépris pour les cons, de la haine pour la bêtise : de la misoconnerie !

Le bouddhiste, qui adore son bouddha sans oignon, qui parle aux petites bestioles et médite à moitié à poil en faisant ohmmmmm, je m'autorise à le charrier (pas charia hein, charrier...) et même à représenter son bouddha obèse en roux. Parce qu'il a choisi d'être bouddhiste, il est pas né comme ça en poussah doré, il a fallu qu'il décide de devenir un disciple de Siddarta Gautama (ça c'est histoire de rappeler ma culture à ceux qui l'auraient oubliée)

C''est pas de la bouddhophobie, c'est de la misobouddhie)

Le gros c'est pareil, c'est pas en bouffant des légumes à la vapeur qu'il est devenu le faquin qui m’empêche déposer mes coudes sur ses bourrelets dans l'avion.(misobèse et pas obophobe)

Bon, c'est vrai que je suis kalashislamophobe (les djihadistes armés me font chier dans mon froc) mais je suis aussi mossadosceptique et cathorésistant...

Bref, on vit quand même une époque de merde...


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22 juin 2014

La manufacture des âmes d’élites

1-     Plantons le décor…

Petit garçon, je plongeais avec délice dans le catalogue de Manufrance : la manufacture des armes et cycles de Saint-Etienne. Curieusement, je ne trouvais cette littérature que chez mon grand-père, dans les toilettes.  

J’avais demandé à Grand-Père la signification du mot « manufacture » qui me semblait bien mystérieux, il m’avait simplement répondu : « aaaaaaaaaaaaaaaaaargh…. » ce qu’il disait souvent quand je piétinais par inadvertance son tuyau d’oxygène car il était peu patient. Il avait tout de même rajouté « c’est une fabrique ! on y fabrique les objets à la main ! et remets immédiatement ces couverts en argent où tu les as pris ! Re-Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaargh ! »

Parfois, le vieil homme me manque.

Bref, manufacture du latin manufactura, fait à la main. Il n’en reste plus guère qu’en Asie du sud-est où on a su se préserver de l’invasion des machines afin de donner de saines occupations à de jeunes enfants pré pubères qui sinon seraient obligés de se prostituer auprès d’une clientèle composée de vieux messieurs teutons ou du nord de la France…

Mais si on y réfléchit 2 secondes, une école n’est-elle pas une manière de manufacture ? Hein ? alors là d’un seul coup il dit plus rien le lecteur, habitué qu’il est de venir chercher son lot de médisances et d’humour de bon aloi ! Il se tient coi tout soudain : et si Superrééduc ne racontait pas que des conneries ?

Je te rassure, ça vient…

Bon, on dirait que j’ai raison et que les écoles c’est comme qui dirait des manufactures, je m’en vais vous narrer la nôtre…

Des profs de la petite section à la terminale, plus de 2000 clients de 3 à 18 ans, un Grand Manitou et des sous-chefs, des sous sous-chefs, des petits chefs, des responsables de commissions, des sous responsables de commissions, à ne pas confondre avec les responsables de sous-commissions eux-mêmes supervisés par un sous-superviseur… Un conseil de cycle toutes les trois semaines, deux conseils de niveau tous les quinze jours, des conseils extraordinaires réguliers et une régulation interne annuelle. Une évaluation annuelle administrative soumise préalablement à une auto évaluation formatrice, mais pas que.

L’administration de l’Usine n’a rien à envier à celle de Saint-Etienne et les secrétaires, que dis-je ! les assistantes, se retrouvent affublées de qualificatifs ronflants de responsable administratif de la sortie des bus en climat humide et elles en sont super fières et redressent le buste telles les dames qui se vêtaient si peu au rayon lingerie de Manufrance, vous ai-je déjà dit comme j’aimais ces catalogues ? et voilà : je m’égare encore…

C’est quand même quelque chose : tu prends des gaulois, tu les rassembles et tout de suite ils te re fabriquent une administration française cocorico, avec formulaire B46, horaires à respecter et tout et tout : même les murs se teintent en beige pâle ou en un camaïeu de vert dégueulis.

 Au-dessus de Manitou, y a une ambassade de France, au-dessus de l’ambassade y a le président de la République Française : c’est pas de la merde ça comme chaine hiérarchique, hein ? Ça veut dire que Superrééduc y peut dire direct à Hollande comment faire son métier ! Carrément ! Ou presque… m’enfin il pourrait si il voulait… m’enfin si ça se trouve, y aurait moyen de…

Bon d’accord…

Bon y a des échelons de ci delà, genre l’AEFE (Agence pour l’Elevage des Français à l’Etranger) : c’est un petit biotope fort curieux ou poussent en liberté les IEN et autres conseillers occultes( mais pas seulement ) sous le regard bienveillant du Quai d’Orsay, nous avons d’ailleurs dans notre zone  un inspecteur (qui mérite à lui seul une chronique) et moult conseillers pédagogiques aussi pompeux importants et inutiles que dans mon ancienne circonscription : c’est peu dire…

Dans notre doux pays d’accueil, que nous nommerons le Banquistan, histoire d’être discret et de respecter une réserve professionnelle que j’ai gravée en moi comme les cicatrice de bubons sur un pesteux survivant, dans ce pays d’accueil donc, s’expatrient un certain nombre de français avides de soleil et de chaleur et pour qui les semaines de 70 heures constituent le minimum syndical. Ils y viennent pour gagner beaucoup de sous, scolariser leurs enfants dans une école sans arabes, bien fréquentée, permettre à leur épouse de gouter un  « repos bien mérité » en prenant une bonne à demeure et un amant en ville à des tarifs défiant toute concurrence.

Ainsi nous recensons plus de banquiers et de chercheurs au mètre carré que l’école « Karl Marx » à la Courneuve, et beaucoup moins d’ouvriers du bâtiment que « Saint François l’ami des enfants » dans le XVIème.

Nous sommes une école privée, de tout sauf de moyens, et donc la notion de service public et les leçons de morale républicaine à la Superrééducateur, je me les suis mises dans ma culotte où elles se développent doucement dans la moiteur qui m’habite, je vous ai dit qu’il faisait chaud.

Tout est donc réuni pour qu’il n’y ait nul besoin de votre serviteur…

Dans ce désert, une oasis : « Super et ses Superettes », j’ai nommé le GAGA Groupe d’Aide aux Gamins Abimés. Contrairement aux RASEDs qui sont une épine dans le pied des circonscriptions et qu’on cache plus ou moins, le GAGA est exposé dans la vitrine de notre SuperEtablissement comme un objet précieux : c’est un appel fort aux entreprises qui dit « recrutez qui vous voulez et on s’occupe du reste ! » On a tout un service, quasi un RASED en mieux ! Et on a un budget, des moyens, et des problèmes de salle histoire de quand même pas trop prendre le melon.

Et oui : on est bien payés !

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14 juin 2014

Le vrai noël des enseignants...

Ben oui quoi, on est en juin, et le mois de juin dans notre grosse boiboite c'est le mois des hormones, du presque départ en wacances et de la distribution des cadeaux de noël, j'ai nommé : les classes.

Il faut savoir que les instits ordinaires, (ordinaires par comparaison aux 'pécialisés) sont sacrément ancrés dans le réel comme disent les speakologues ! ça veut dire qu'en attendant la liste de leurs futures victimes élèves ils restent sereins flippent leur race.

Or donc, il se trouve que dans notre usine à futurs dirigeants de la planète dont les aimables géniteurs-'ont-pas-fuit-le-fisc-mais-quand-même-un-peu, dans cet établissement à la pointe du progrès social, pédagogique et informatique réunis, bref dans ce champ d'orchidées, il y a encore quelques petits tas de fumier çà et là : mes ouailles...

Alors bien entendu, ce ne sont pas là de vulgaires Kévin issus d'un coït aviné à l'arrière de la kangoo, mais de purs Jean-Edouard conçus dans de la soie, toute lumière éteinte pour ne pas heurter le Seigneur... Ce ne sont pas des Prescilla non plus, ou alors à des tarifs que ce pauvre Kévin ne pourra jamais débourser, même en revendant la kangoo de collection dont auquelle il est question deux lignes au-dessus, mais je m'égare... Or donc, mes Frédégonde et Pierre-Alexandre ont beau briller de particules toutes fraiches, ils n'en demeurent pas moins quelque peu demeurés...  et c'est là que les hostilités commencent...

La secte RASED locale, à laquelle j'ai le privilège d'appartenir, a la chance de pouvoir mettre son nez dans les attributions de classes, ça vous la coupe ça hein les copains hexagonaux ! Donc c'est un peu notre moment de gloire. Quand on se pointe aux réunions, c'est un peu comme le générique des space cowboys, on arrive au ralenti et le silence se fait dans la salle.

Les sourires sont quelque peu figés, le regard en coin se porte successivement sur Père Noël le maîtreuheu, qui vient caser ses mous du bulbes, Barbie Dolto ses déprimés et votre serviteur les zagaçants-qu-on-est-pas-formé-pour-ça-nom-d-une-pipe... En plus on a généralement une fournée d'invendus livrés avec leur AVS et là, on peut pas vraiment dire qu'ils se précipitent...

Mamie Zinzin me susurre "tu m'en a mis des faciles hein ? c'est ma dernière année..." comme elle me l'a susurré l'an dernier et l'année d'avant, que même je me demande si c'est pas à cause de moi qu'elle prolonge...

La directrice est sortie de sa superbe et de son bureau pour l'occasion, elle a mis son costume de super occupée débordée, mais tout de même impliquée, bon y a qu'elle et les nouveaux qui z y croient, les zautres, les vieux, semblent vaguement la reconnaitre mais ont prévu de tenir compte de son avis un petit peu comme on considère avec bienveillance l'avis de Zébulon le hamster trisomique sur la gestion de crise dans l'espace Schengen...

Mais elle est là, avec son nordi branché sur le tbi (et oui, on est riche ET modernes) et son balai dans le cul (elle ne se sépare ni de l'un ni de l'autre tant ils lui donnent une contenance) et elle peste en essayant de rejoindre le cloud (prononcer « leuh cla-eu-deuh ») où notre douce et discrète secrétaire a rangé les futures classes de CM1 en oubliant une petite vingtaine d'élèves en passant mais on n'est pas des machines non plus...

L'ambiance est tendue, on se croirait en 1917 au chemin des dames, devant l'ennemi : le boche, celui qui va te pourrir l'année, dont les parents, imbus d'eux-mêmes et de leur placenta à pattes vont te remplir l'email professionnel à grand renfort d'études sur le côté néfaste du redoublement et des dernières études PISA... Mais comme en 1917, le danger vient aussi de derrière la ligne de front, où le réseau attend en embuscade avec son troupeau de dysiques en tous genres pas foutu de lire la dame aux camélias sans s'étouffer.

Bref, il est loin le temps béni des colonies où seul les enfants bien propres sur eux étaient accueillis dans nos institutions de luxe, où quand papa avait fait des enfants à la bonne il avait la décence de ne point nous les infliger.

Las, tout se perd ma pauv'dame et nous voici devenu une école "comme les autres", presque une école de pauvres, y a qu'à voir les cadeaux de fin d'année : fini le temps des stylos Mont-Blanc et des grands crus millésimés, maintenant c'est colifichets à deux balles et sets de tables brodés par des petites philippines souffreteuses pour aider le groupe humanitaire.

Avec l'arrivée en masse des prolos (c'est à dire, soyons précis, les ingénieurs de base seulement payés deux fois ce qu'ils toucheraient en France) c'est aussi l'arrivée d'une nouvelle race d'élèves : les cons élèves en difficulté graves et persistantes, m'enfin, ceux qui ont pas assez de cours particuliers et qui nécessitent, je suis prêt à le reconnaitre un peu plus de travail en classe, voire pas mal de patience...

J'ai la chance de présenter "les cas" à l'assemblée, comme à mon habitude, je n'ai pas pris de notes et s'il peut m'arriver de confondre des situations après tout ça fera une bonne surprise à tout le monde à la rentrée. J'adore : je fais mon marchand de tapis, j'en appelle à leur bon cœur m'sieurs dames, je joue à la fois des sentiments et du rappel à la loi. C'est simple : je m'écouterais, j'essuierais une larme et j'enclencherais la marseillaise.

Alors, tapie au fond de la salle, l'institutrice aux yeux humides lève timidement le doigt pour se proposer, et là, VLAN, dès la première syllabe, elle est ferrée, j'te l'emballe encore avec ma mansuétude sirupeuse, j'te la regonfle narcissiquement et professionnellement, et je raye le jeune Pépin le bref du bulbe de ma liste pour présenter Euphrasie la mutique hyperactive... ouf plus que 4...

Les têtes de gondoles ainsi casées, le reste n'est que billevesées et coquecigrues et nous nous éclipsons avant que les collègues ne s'aperçoivent que nous n'avons pas évoqué tout le monde... et qu'il reste quelques perles dont, par pudeur sans doute, nous n'avons pas évoqué l'avenir... alors dans la salle vide de tout 'pécialiste commence une partie de carte entre vignettes paninis et pokémon sous le regard éveillé de cocker mort de la directrice, et vas-y que je t'échange une mère d'élève sexy mais chiante contre un nul en math, le fils de la conasse collègue du CP contre celui du chef du restau 4 étoile qui chaque année ne manque pas d'inviter la maîtresse et sa famille afin d'assurer les passages sans heurts dans la classe supérieure...

Bref, c'est le bordel.

Et le lendemain, le soleil se lève sur un champ de bataille parsemé d'étiquettes roses pour les filles et bleues pour les garçons (je t'emmerde mariage pour tous) et plus personne ne se parle...

 

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13 juin 2014

Ah ! les fins d’année scolaire !

Aujourd’hui, Manitou a convié la fine équipe à se faire gronder dans la salle de réunion.

J’étais pas invité, mais je suis venu… Histoire, non pas comme prévu de mettre fin aux « on-dit », mais plutôt de me mettre au parfum des rumeurs nouvelles.

Il venait nous-y dire que c’est lui et lui seul qui avait pris telle ou telle décision et que patati et que patata.

Comme je l’aime bien et qu’il compte à mes yeux parmi les seuls qui seront sauvés par le futur Noé si celui-ci se décide enfin à prendre en compte le QI des élus avant d’embarquer sur son arche, j’ai trouvé que ce qu’il disait n’était pas sot et même assez cohérent, mais j’étais surtout déçu par le manque flagrant de gros mots et de vulgarités de la réunion en général.

Bon, mais alors le quoi-t-est-ce de pourquoi y en a des qui râlent :

Alors voilà : Garou, notre cousin des Amériques, qu’on aime bien surtout quand il officie dans d’autres écoles que la nôtre, le frétillant formateur en informatique et gestion de la force, vient d’obtenir une décharge de 6 heures pour mener une recherche action qui fait super joli dans la vitrine de notre super lycée de l’élite qui tue.

Jusque-là rien de bien surprenant, après tout, il s’est débrouillé pour se débarrasser de ses élèves et ce devrait être notre objectif à tous (même si certains esprits chagrins s’escriment à me convaincre qu’ils aiment leurs élèves et leur métier et que transmettre leur savoir est pour eux ce que transmettre leurs chlamydias est aux stars de la téléréalité, et dans ce cas pourquoi lire ce blog, vous vous faites du mal…)

Sauf que c’est vrai qu’il peut lui arriver de temps à autre d’avoir un petit côté « Adolfo Ramirez, police française !» qui peut agacer, particulièrement dès qu’il est en présence de la moindre autorité, morale, politique ou religieuse… Et puis cet accent !

C’est vrai aussi qu’autant le vietnamien est fourbe, autant le québécois est sirupeux (d’Erable) à forte tendance lèche cul… mais en même temps, on n’est plus à l’Education Nationale : on est à l’AEFE et le nettoyage systématico-linguistique des anus hiérarchiques y est non seulement vivement conseillé, mais tout simplement fait partie de notre culture d’entreprise.

Bref, il s’est démerdé comme un chef pour avoir ses heures et je dis bravo !

C’est vrai que le sujet n’a pas été abordé en équipe, un peu comme quand t’a pas assez de bonbons pour en donner à tout le monde et que tu sélectionnes la jolie petite fille aux grands cheveux, avant de l’entrainer dans ton estafette blanche quand tu t’appelles Marc Dutrou ou que tu es curé de campagne et que les nuits sont si longues dans la sacristie vu que ta gouvernante vient de fêter ses 87 ans… mais je m’égare.

Bon après tout avec 25 pour cents qui votent pour Marine Le Pen, j’ai toujours un fort doute sur les velléités démocratiques que j’ai pu avoir du temps de ma jeunesse mais c’est vrai que moi, on ne m’a pas demandé mon avis pour créer ce poste, et ça c’est un vrai manque de goût !

Sans vouloir dire du mal, je me demande si parmi les râleurs y aurait pas un chti poil de jalousie, voire une grosse touffe…

C’est vrai qu’on a dans notre fine équipe plusieurs titulaires du « CAFIMPF » (ça s’éternue comme ça se prononce…) particulièrement outrés par le coup d’état du copain à Céline Dion sur la glandouille  officialisée. (c’est d’autant plus drôle que c’est la première fois depuis des années qu’on se rappelle de leur fonction de maîtres formateurs et qu’ils ont accueilli des collègues dans leur classe ! et gratuitement en plus (les cons !)) Alors là, ils sont sur le mode « non mais, je savais pas qu’il y avait des heures et repatati et repatata » et moi vu que j’ai désormais des fonctions officielles de représentant syndical (oh ça va dans le fond, je vous ai vu éclater de rire !) j’écoutes les jérémiades en mode Superrééducateur de gauche, poker face et je fais « Hmm Hmm, c’est pas faux… ah oui quand même… alors là, si on m’avait dit ma pauv’ dame » mais si j’étais aussi ado que MicroSuper, je m’en astiquerais volontiers…

Mais c’est le printemps après tout…

A l’heure donc du rut, il fallait bien que cela se terminât par une décharge…

Mais que vous êtes poète, Superrééduc ! me direz-vous…

Et vous n’aurez pas tort.

Mais là n’est pas le sujet.

Alors finalement, quoi-t-est-ce que reproche-t-on à mon client ? de bénéficier d’une journée par semaine où il va promener son cul et ses tablettes dans les classes qui en feront la demande ? Finalement, s’il y avait eu un « appel d’offres » à ce sujet, il l’aurait eue sa planque, alors pas la peine d’en faire un fromage si ?

On n’en avait pas parlé en conseil de quoi déjà ?

Il est vrai qu’il arrive que quelques-uns de temps à autre semblent se réveiller et borborygment quelques mots, rappels et consignes en ce qui concerne la nécessité des devoirs écrit et ou la présence trop importante de l’anglois au lycée Français. Mais ça n’a généralement pas plus d’importance que le cri de ralliement « Enculééééé » poussé par les clochards parisiens d’un quai du métro à l’autre à l’époque lointaine où on ne les appelait pas encore les SDF, sur les passagers anesthésiés des rames bondées.

Non que je prenne les enseignants pour un troupeau d’usagers endormis de la ratp ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit.

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