Aujourd’hui, Manitou a convié la fine équipe à se faire gronder dans la salle de réunion.

J’étais pas invité, mais je suis venu… Histoire, non pas comme prévu de mettre fin aux « on-dit », mais plutôt de me mettre au parfum des rumeurs nouvelles.

Il venait nous-y dire que c’est lui et lui seul qui avait pris telle ou telle décision et que patati et que patata.

Comme je l’aime bien et qu’il compte à mes yeux parmi les seuls qui seront sauvés par le futur Noé si celui-ci se décide enfin à prendre en compte le QI des élus avant d’embarquer sur son arche, j’ai trouvé que ce qu’il disait n’était pas sot et même assez cohérent, mais j’étais surtout déçu par le manque flagrant de gros mots et de vulgarités de la réunion en général.

Bon, mais alors le quoi-t-est-ce de pourquoi y en a des qui râlent :

Alors voilà : Garou, notre cousin des Amériques, qu’on aime bien surtout quand il officie dans d’autres écoles que la nôtre, le frétillant formateur en informatique et gestion de la force, vient d’obtenir une décharge de 6 heures pour mener une recherche action qui fait super joli dans la vitrine de notre super lycée de l’élite qui tue.

Jusque-là rien de bien surprenant, après tout, il s’est débrouillé pour se débarrasser de ses élèves et ce devrait être notre objectif à tous (même si certains esprits chagrins s’escriment à me convaincre qu’ils aiment leurs élèves et leur métier et que transmettre leur savoir est pour eux ce que transmettre leurs chlamydias est aux stars de la téléréalité, et dans ce cas pourquoi lire ce blog, vous vous faites du mal…)

Sauf que c’est vrai qu’il peut lui arriver de temps à autre d’avoir un petit côté « Adolfo Ramirez, police française !» qui peut agacer, particulièrement dès qu’il est en présence de la moindre autorité, morale, politique ou religieuse… Et puis cet accent !

C’est vrai aussi qu’autant le vietnamien est fourbe, autant le québécois est sirupeux (d’Erable) à forte tendance lèche cul… mais en même temps, on n’est plus à l’Education Nationale : on est à l’AEFE et le nettoyage systématico-linguistique des anus hiérarchiques y est non seulement vivement conseillé, mais tout simplement fait partie de notre culture d’entreprise.

Bref, il s’est démerdé comme un chef pour avoir ses heures et je dis bravo !

C’est vrai que le sujet n’a pas été abordé en équipe, un peu comme quand t’a pas assez de bonbons pour en donner à tout le monde et que tu sélectionnes la jolie petite fille aux grands cheveux, avant de l’entrainer dans ton estafette blanche quand tu t’appelles Marc Dutrou ou que tu es curé de campagne et que les nuits sont si longues dans la sacristie vu que ta gouvernante vient de fêter ses 87 ans… mais je m’égare.

Bon après tout avec 25 pour cents qui votent pour Marine Le Pen, j’ai toujours un fort doute sur les velléités démocratiques que j’ai pu avoir du temps de ma jeunesse mais c’est vrai que moi, on ne m’a pas demandé mon avis pour créer ce poste, et ça c’est un vrai manque de goût !

Sans vouloir dire du mal, je me demande si parmi les râleurs y aurait pas un chti poil de jalousie, voire une grosse touffe…

C’est vrai qu’on a dans notre fine équipe plusieurs titulaires du « CAFIMPF » (ça s’éternue comme ça se prononce…) particulièrement outrés par le coup d’état du copain à Céline Dion sur la glandouille  officialisée. (c’est d’autant plus drôle que c’est la première fois depuis des années qu’on se rappelle de leur fonction de maîtres formateurs et qu’ils ont accueilli des collègues dans leur classe ! et gratuitement en plus (les cons !)) Alors là, ils sont sur le mode « non mais, je savais pas qu’il y avait des heures et repatati et repatata » et moi vu que j’ai désormais des fonctions officielles de représentant syndical (oh ça va dans le fond, je vous ai vu éclater de rire !) j’écoutes les jérémiades en mode Superrééducateur de gauche, poker face et je fais « Hmm Hmm, c’est pas faux… ah oui quand même… alors là, si on m’avait dit ma pauv’ dame » mais si j’étais aussi ado que MicroSuper, je m’en astiquerais volontiers…

Mais c’est le printemps après tout…

A l’heure donc du rut, il fallait bien que cela se terminât par une décharge…

Mais que vous êtes poète, Superrééduc ! me direz-vous…

Et vous n’aurez pas tort.

Mais là n’est pas le sujet.

Alors finalement, quoi-t-est-ce que reproche-t-on à mon client ? de bénéficier d’une journée par semaine où il va promener son cul et ses tablettes dans les classes qui en feront la demande ? Finalement, s’il y avait eu un « appel d’offres » à ce sujet, il l’aurait eue sa planque, alors pas la peine d’en faire un fromage si ?

On n’en avait pas parlé en conseil de quoi déjà ?

Il est vrai qu’il arrive que quelques-uns de temps à autre semblent se réveiller et borborygment quelques mots, rappels et consignes en ce qui concerne la nécessité des devoirs écrit et ou la présence trop importante de l’anglois au lycée Français. Mais ça n’a généralement pas plus d’importance que le cri de ralliement « Enculééééé » poussé par les clochards parisiens d’un quai du métro à l’autre à l’époque lointaine où on ne les appelait pas encore les SDF, sur les passagers anesthésiés des rames bondées.

Non que je prenne les enseignants pour un troupeau d’usagers endormis de la ratp ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit.